La création de « CliGNEMENTS d'EllES » s'inscrit dans une volonté de développement de l'improvisation en danse contemporaine à la Réunion. Ce qui est en jeu à travers la pratique de l'improvisation, ce que la chorégraphe nomme processus de la composition instantanée, c'est en premier lieu l'adaptation, la faculté de réagir à la perpétuelle transformation du monde par une réponse appropriée et créative. C'est donc un aspect essentiel de la composition instantanée que d'user de notre sensibilité et de notre responsabilité face à nos choix, tant du point de vue de « l'acteur » que celui du « spectateur».
Il s'agit de :
- Fabriquer et installer des aiguilles de papier dans le jardin du Conservatoire Botanique de Mascarin
- Produire une forme dansée et jouée dans cette installation
- Réaliser une création lumière en résidence au Séchoir
- Diffuser les deux formes: «CliGNEMENT D'EllES au jardin» et «CliGNEMENT D'EllES dans la boite noire»
Danse avec les aiguilles
"L'aiguille des travaux de dames, par le changement d'échelle, devient à la fois lance guerrière et idole féminine. Les aiguilles gesticulent, elles piquent, elles assemblent, elles lient, et leur tâche accomplie, elles s'envolent."
La matière "solide" des aiguilles de papier, leur texture, résonnent comme la matière osseuse. En apparence minérales tout comme l'os, les aiguilles dégagent une vibration initiée par le mouvement. En les touchant, elles s'animent et délivrent leur secret. Comme un lego, elles peuvent être disposées sous toutes les formes géométriques et deviennent matière à construire et déconstruire l'espace.
La fusion des matières : le contraste entre la rigidité et l'apparente solidité des sculptures et la fluidité des mouvements de la danseuse, qui s'immisce sous "la pluie" des aiguilles, l'effleure, s'enroule, se mêle et se démêle, joue avec elle, provoque la jubilation et entraîne le spectateur dans un imaginaire sans fin.







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